FRICHES INDUSTRIELLES
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OPTIMISME ! Abandon... Restons sereins sur la désertification des sites industriels. C'est dans l'adversité que la création s'exprime le mieux. Une désertification industrielle dans le sud de la France, une « presque fatalité » ressentie par les autochtones… Mille misères se sont abattues sur ces contrées paysannes.
Vous pensez bien que cela a servi de leçon aux gens du sud qui se sont formés à ne pas succomber à ces illusions libérales…
Titre du tableau : Dépollution.
(cliquez sur l'image).
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TROUBLANT...
C'est en consultant un livre que m'avait offert un des auteurs qui fait partie de ma famille par alliance, Monsieur André Chalaguier. Sur la page 56, (l'image ci-contre) je me suis rendu compte que mon imaginaire existait vraiment.
Cette reproduction de carte postale d'Aniane près de Montpellier (30 km au Nord-Est) m'a « scotché sur place ». Je vous garantie que je n'avais jamais vu ce livre avant de réaliser mes travaux... avec usines, cheminées et viaducs.
Une certitude cependant, cet univers industriel (et pénitentiaire, maison de correction) m'a toujours interpelé et ce viaduc (aqueduc) en perspective dans la même courbe, c'est très troublant. (cliquez sur l'image)
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DES TRACES INDÉLÉBILES (et certainement débiles)
Aujourd’hui, des centaines de filatures de lin, de laine, manufactures, ganteries, peausseries sont depuis le début du XXème siècle, ont été démantelées et livrées à la friche. Des moulins à eau, briquetteries, four à chaux, fabriques diverses, hérissent encore leurs silhouettes de bâtiments magnifiques et leurs grandes cheminées de briques dans quelques vallées profondes et sur quelques rares ciels couchants de la mondialisation. Le nylon, fibre synthétique, la rayonne, le plastique, ont été les déclencheurs de ce démantèlement inéluctable, pense-t-on encore.
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INDUSTRIES TROP OUBLIÉES Plus de larmes ! Après les mines, les aciéries, les laminoirs et autres filatures, cela s'est poursuivi avec la disparition de la MANU (manufacture de Saint-Étienne).
Quel Stéphanois aurait osé penser que la Manu vivrait une telle mort ?... Impensable mais, cependant prévisible...
Plus de vélos « ® Hirondelle », plus de fusils ® Darne... le chasseur ne chasse plus et roule en voiture... Les fermes sont reliées aux villes et je ne vous parle...
Ce texte sorti de son contexte, reste comme une arête coincée au fond de ma gorge serrée.
Les démolitions continuent encore. Qui aurait osé penser que la Camif subirait aussi le sort de la Manu ? Un peu quand même en voyant depuis plus de 15 ans débarquer les grandes surfaces de biens de consomation « asiaticollabo »...
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DESTIN... C'est avec émotion que j'ai retrouvé un carton toilé d'autrefois... j'étais encore à l'école... environ 1964-1966. Je rêvais de cette ambiance portuaire de labeur, avec un tableau d'imagination réalisé en Aveyron méridional, encore loin des quais de mon port d'attache virtuel.
Tout est présent sur cette image, des cheminées d'usines, des grues, un temps sombre de travailleurs, (loin des ciels des autres), des navires à quai, un remorqueur au repos. Un univers que j'ai retrouvé ensuite. Je signais encore « ROBIC » par le surnom que mes copains me donnaient au collège.
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